Histoire des jeux olympiques
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Jeux olympiques antiques (source wikipedia)
Les Jeux olympiques sont un concours sportif pentétérique (qui a lieu tous les quatre ans) organisé entre les cités grecques antiques en l'honneur de Zeus Olympien. Ils prennent place pour la première fois en 776 av. J.-C. et perdurent pendant plus de mille ans. On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C., peu après l'édit de Théodose ordonnant l'abandon des lieux de cultes de la religion grecque.
Les Jeux olympiques sont la première manifestation des jeux panhelléniques qui se déroulent régulièrement en Grèce, avec des cycles de deux ou quatre ans. À partir du VIe siècle av. J.-C. sont créés trois autres concours, l'ensemble constituant la « période » :
* les jeux Isthmiques à Corinthe ;
* les jeux Néméens à Némée ;
* les jeux Pythiques à Delphes.
Ils nous sont connus principalement par la Description de la Grèce de Pausanias, les vestiges du site archéologique d'Olympie et la peinture sur vases. Ces témoignages renvoient tous à des périodes différentes : Pausanias écrit au milieu du IIe siècle ap. J.-C., alors que le stade d'Olympie date au plus tard de 350 av. J.-C. et que les vases représentant des épreuves athlétiques datent principalement de la fin du VIe siècle av. J.-C. et du Ve siècle av. J.-C. De plus, une partie de ces vases dépeignent en fait les épreuves des Panathénées athéniennes. L'interprétation de ces témoignages doit donc être menée avec précaution. Enfin, l'historien peut s'appuyer sur une reconstitution des jeux Néméens organisée le 1er juin 1996 par la Société pour la renaissance des jeux Néméens, qui a permis de tester en pratique différentes hypothèses.
Jeux olympiques modernes (source wikipedia)
A l'origine, les Jeux n'ont pas besoin de précision de saison. Entre 1896 et 1920, les Jeux sont exclusivement estivaux. Le patinage artistique et le hockey sur glace font ainsi des apparitions au programme olympique avant même la création de Jeux d'hiver, en 1924.
Après le succès initial des épreuves à Athènes en 1896, les olympiades de Paris en 1900 (qui virent pour la première fois des femmes participer aux épreuves) et de Saint Louis en 1904 sont noyées dans les programmes des expositions universelles. Les jeux intercalaires de 1906 à Athènes, non reconnus par le CIO, marquèrent un regain d'intérêt du public et des athlètes, avec une participation très internationale alors que 80% des sportifs ayant pris part aux jeux de Saint Louis étaient américains. Les nations européennes avaient en effet renoncées à faire le long et coûteux déplacement outre-Atlantique.
De 241 athlètes de 14 nations en 1896, les Jeux passent à 10 500 sportifs représentants 200 délégations lors des derniers Jeux olympiques d'été. C'est désormais l'un des événements les plus médiatisés. Les jeux de Sydney en 2000 réunissent ainsi plus de 16 000 journalistes et diffuseurs. La dimension de l'épreuve est telle, que cela pose des problèmes aux villes hôtes, que le sponsoring ne couvre que partiellement. Les villes hôtes profitent en effet des Jeux pour s'équiper en transports en commun et autres équipements sportifs, notamment. A titre d'exemple, le budget estimé des Jeux de Londres en 2012 est de 9 milliards de livres sterling.
Hyper-médiatisés, les Jeux sont, depuis l'origine, sujets à des tentatives de récupérations politiques. La trêve olympique et la fraternité affichée des Jeux sont souvent mises de côté par certains qui désirent faire de ce rendez-vous sportif une vitrine pour une cause ou un régime. Les règlements olympiques sont pourtant très clairs sur ce point : pas de politique aux Jeux. Ceci concerne les athlètes et la signalitique olympique, notamment, mais pas le CIO lui même qui fait de la politique quand il désigne Moscou ou Pékin comme ville olympique, quitte à se fourvoyer comme cela fut le cas avant et pendant la Seconde Guerre mondiale avec un CIO très proche des élites nazies. Le CIO sauva finalement sa tête en se déclarant « occidental » à la Libération et certains membres du CIO pourtant condamnés pour collaboration dans leurs pays respectifs (en France, notamment) furent maintenus en poste
L’essentiel est de participer
Baron Pierre de Coubertin